Présentation

 

 

GENERAL

Daumal et Roger Gilbert-Lecompte disaient (entre autre) que "le verbe détruire [était] un obscur concept dont la seule exposition démontre le caractère absurde (fabriquer du néant en pilonnant quelque chose" et "(parallèlement il faut enlever au mot créer son absurde schéma : fabriquer quelque chose avec du néant) " fin de citation.

J'objecterai qu'à l'exclusion du concept "DIEU (Désir Imbécile d'Eclairage Universel selon Daumal)", cette dernière définition manque d'objectivité car l'on peu tout à fait créer avec quelque chose (même en matière poétique ou seul le cerveau fonctionne : cette matière grise, ce n'est pas rien, même sur le plan chimique). Et d'abord, qu'est-ce que RIEN ? Rien qu'à le définir, il est déjà quelque chose...

 

 

MUSIQUE

 

genre punk, punk, et encore punk (la mort d'Orion de temps en temps, mais faut aimer la poésie).j'peux vraiment pas tous les citer, alors, aller voir sur les liens de toutes celles et ceux auxquel(le)s j'ai souscrit sur myspace... et particulièrement ceux "d'en bas de la page"... mais ça fait un baille que j'ai plus été dessus, ils ont chinté les codes html...

J'adooore aussi la zizic Métal (chui fan inconditionnel d'AntiCorpse), la Gothique, l'Underground et les impertinentes en tout genre... du moment qu'ça r'mue...

 

 

 

FILMS

influence gothique, underground, documentaires animaliers (genre la visite papale à Gaza).*** l'humour des "monthy pithon" en VO si possible (meaning life par ex, mais aussi le graal, et tous les autres...)

Mes réalisateurs préférés : TIM BURTON (j'ai vu 349 fois "the nightmare before christmas" dans sa version française ("QU'EST-CE QU'IL EST CHOUETT' CE FILM !") et j'attends de pouvoir me payer la version originale sous titrée (en anglais, tant qu'à être mazo)la dernière fois que j'ai été à SAINT CAREUC FOUR, y en avait plus des comme je voulais (avec JACK en 3D)donc j'attends .Autres réalisateurs que je chéris tout particulièrement : David Cronenberg (à voir et à revoir "le festin nu"), Tarentino (et son cultissime Sin City, mais aussi "tueurs nés"), ***dans un autre registre un peu plus "au raz des pâquerettes", j'ai énormément apprécié "EVIL DEAD III" un film à prétention d'horreur qui m'a plutôt fait hurler de rire : pensez donc ! un dixième rôle, (un figurant donc) clamant à la face du monde "à mort les morts" , là, fallait oser, j'en ris encore...

 

 

TELEVISION

 

y a un bouton pour l'éteindre*** et pis j'ai pas la TNT, ça m'coût'rai plus cher en kleenex k'en élec, alors...

Entre deux niveaux de morrowind, chui d'jà au niveau 111 et j'ai terminé la quête principale sans triche, mon mantra préféré est le suivant :***

Ph'nglui mglw'nafh Cthlhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn (à prononcer douze fois d'affilé et en une seule expiration chacune)

LIVRES

 

Lovecraft, Hume pour son essai sur le suicide, Erasme, pour son "Eloge de la Folie", (Moria), Thomas More (un pote d'Erasme : More/Moria...) pour son livre "Utopia" (et surtout pas pour sa canonisation : il était p'têt expert en balistique...)Bakounine, Reclus, Malatesta, et plein d'autres : *** en vrac, *** les poètes du grand jeu (à lire : "la pataphysique du rire" - c pas long, et on comprend mieux l'absurdité de ma démarche, en quoi elle est absurde et en quoi le rire en est le corollaire), les romantiques, (mes textes ont des accents byronniens), les poètes maudits, tels Lautréamont, Rimbaud ou Hubert Félix Thiéfaine - que je range dans cette catégorie tant il est décrié et sanctionné par les médias, alors que c'est pourtant un grand poète - je veux mon n'veux), Lovecraft (j'l'ai déjà dit mais tant pis),

l'annuaire téléphonique de Los Angeles dans sa version de 1837 (excellente pour trouver le sommeil)

Jean Cocteau, René Guy Cadou (poète breton d'expression française) jean Genêt (qui a subit l'incarcération administrative : on mettait les gens en tôle, rien que pour les empêcher de faire des bêtises), ***... des auteurs comme Gogol, Kafka, l'incontournable Tolkien (chui kazi incollable sur sa trilogie - j'ai le quiz et le jeu, et dans ma jeunesse, c'était mon livre de chevet : un hobbit qui fumait de l'herbe à pipe, des chevaliers guerriers qui récitaient des odes, de longues ballades,... épique mais ô combien opaque époque...)

 

HEROS

 

ça sonne comme un dieu grec (sans le H que je ne fume pas - je plane assez comme ça), mais mon préféré est quand même , de loin, ESCULAPE (fils d'Apollon) qui (d'après la légende) aurait naguère parcourut la terre en dispensant ses remèdes (au grand dam des médecins de l'époque) gratuitement pour les pauvres... et le pire, c'est que non seulement il guérissait la maladie, mais le malade survivait... de quoi faire se révolter l'ordre des médecins qui durent, en leur jargon de l'époque, "crier aux scandale".... Mais ce n'est pas pour cette impertinence que son lugubre destin (est-ce aussi pour cela que je l'apprécie) se serait achevé au chevet des Parques cruelles - ces "trois sœurs filandières" !... NON ! c'est que tout simplement, Zeus (le mutilateur de son père dit Chronos, dit le temps, et dont la légende nous raconte qu'il dévorait ses enfants), Zeus (donc) l'aurait foudroyé, non pas à cause de l'ordre des médecins qui n'avait rien à dire, mais parce que Esculape (mon héros préféré) aurait eut le tord d'aller, dans sa science de la guérison, jusqu'à "ressusciter un mort" ce qui selon les croyances d'alors relevait de "l'usurpation d' un droit divin" - droit n'appartenant qu'à Zeus (non mais pour qui il se prend, c'ui là ?, aurait-il éructer de son trône olympien avant que de lui bazarder sa foudre en pleine tronche)*** l'histoire ne s'arrête pas là, mais ce serait un peu long de vous la raconter toute : lisez "les lettres à Émilie" de Charles-Albert Demoustier (un magistrat de l'époque révolutionnaire française qui a bien faillit me réconcilier avec la magistrature tant j'exècre tous ces hommes qui mettent des robes sans assumer leur féminité - magistrat qui , me semble-t-il, devait être et moche comme un poux et foutrement amoureux d'une jeune personne - l'Emilie en question, qui, elle, de la mythologie, n'en avait rien à f...) la suite dans le prochain blog ... (cadavériquement, et hadopiphobiquement boumboum : @ +) titifff-ka-la-krêt-ki-r'pouss'-et-l'poigné-pu-KC

 

 

 

 

 

A PROPOS DE MOI

tittifff,

dit (plus cérémonieusement et officiellement genre : hug !) "titifff-ka-l'poignè-ki-r'pouss'-et-les-tifs-pu-KC"

dit (ça arrive aussi mais ça dépend du moment ... et de l'inspiration) louyse

dit l'Avocat,

dit aussi (kan j'me présent' au "gaaard' à fou"!!!) : préposé-adjoint-à-la-caf'tièt'-second'-class'-titifff- incorporé-de-la-9èm'-décurie-2ème centurie-1èr'-manipule-5ème cohorte-à-vos-ordr's-mon-nez-gé-râle

dit le misanthrope (DEFINITION : mise en Thropie :c'est une région ou y a plein de gus qui viennent pensant qu'ils s'ront tous seuls, mais ils sont nombreux, alors, ça craint,et pis alors ils se regardent tous en chien-chiennes de faïence et de temps en temps y en a un - une qui s'enlève la tétine de la bouche et qui dit un gros mot - j'peux pas dire lequel, hadopi s'rait pas content').

 

DONC, je SUIS.(il a bien fallut penser tout ce qui précède)

autres questions stupides mais bon !

- qui pensé-je être ? "On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain...." DIXIT LA FONTAINE (un jeune homme au caractère affable). Continuons dans la stupidité : - Comment les autres me voient-ils, comment me pensent-ils, comment pensent-ils que je pense, comment pensent-ils que je me vois ?***

Et Lacan qui disait que dans un couple 1+1=3 parce que si ça ne fait pas 3, ça fera 4.... il était loin du compte, mais ça suffit pour affirmer que la Science Psy n'est pas "à proprement parlé" une science "dite exacte". Il serait (donc ?) plus aisé de me définir par ce que je ne suis pas, tant la Science ne peut avancer que par la négation. je dirais donc (sur un air bien connu):

JE NE SUIS PAS UMPiste, ça existe, ça existe ***

JE NE SUIS PAS sarkosien, là je s'rais dans le pétrin***

JE NE SUIS PAS socialiste , faut en trouver sur leurs listes ***

JE NE SUIS PAS dans le centre, je m'en gratouill' le bas ventre***

chui pas tenté par l'pouvoir, faut fréquenter des tokards***

chui pas l'ami d'ces humains, quel chagrin, quel chagrin***

tout's les chain's comme TF1, ben j'les éteins, ben j'les éteins***

comme j'en ai mar' de leur fiel, j'me balad' dans Varvenveld, dans Varvenveld...

(c'lui ou celle qui trouve l'air et le nom de la chanteuse en question gagne le droit de rejouer)***

JE NE SUIS PAS ÉGALEMENT et de façon plus générale dans la norme sociale des gens de bien ; je ne me retrouve pas dans les questionnaires à la c... : tiens, c'est comme pour "l'orientation" : y avait pas "à l'ouest de Waterloo" - "contorsionniste" - ou "quadrisexuel" - pfff - au-cu-ne o-ri-gi-na-li-té, alors j'ai mis "bi", mais ça fait loin du compte..

 

 

 

 

 

QUI J'AIMERAI RENCONTRER :

je n'aime pas, je haie, (je jardinet aussi, pour hadopi seulement) chuuuut... B... XVI ... mais sans condom... Maintenant qu'on sait que je n'aime pas, je souhaiterai bien rencontrer des personnes suffisamment évoluées (ou inconscientes) pour entretenir avec moi une relation "respectueuses" car, n'en déplaise à Sponville qui plaçait "l'Amour au dessus de toutes les vertus",(lire son "petit traité des grandes vertus") je considère moi que c'est le Respect qui doit être ériger au rang de vertu. POURQUOI ? parce que s'aimer les uns les autres, ça n'est pas humain, alors que se respecter les uns les autres, c'est à la portée du premier venu ! na !***Je souhaiterai également rencontrer (fut-ce au prix d'une messe noire - mais faut trouver l'Autel - et Rolland, k'est pourtant un garçon très sympa pour plein d'choses ne f'rait l'affaire, vu que là, faut un Vrai Autel...)***

- Abdul Alhazred (l'auteur du Nécronomicon)***

- Freddy Mercury (le chanteur de Queen)***

- Mireille Mathieu (j'ai un hachoir tout neuf)***

- Vlad l'empaleur (dit le compte Dracula)***

- Bella Lugozi (ça vous l'aviez deviné)***

  • et plein d'autres ou l'Autel et le hachoir ne sont pas nécessaires...

l'histoire d'Appolon à la mort d'Esculape

Publié le 26/04/2011 à 16:00 par blog-a-titifff Tags : mort animal bonne enfants histoire dieu voiture cadeaux

 

 

Pour faire court, Apollon décide d'aller venger son fils Esculape. Pas en tuant son meurtrier (Jupiter, c'était quand même LE dieu par excellence), mais en allant occire les cyclopes qui forgeaient la foudre dans l'antre de Vulcain (ou Héphaïstos si vous aimer les noms grecs).

Ce dernier, n'appréciant mais alors pas du tout du tout le carnage, prend son bâton de pèlerin et il monte, monte, monte, claudiquant, claudiquant, claudiquant, (bin ouai, il était boiteux le bougre, mais ça c'est encore une autre histoire) jusqu'à l'Olympe – cité des Dieux ou le chambellan – portier – dieu à tout faire – plombier de la fontaine à ambroisie même pas polonais - le reçoit, comme c'était la coutume, en l'annonçant (je vous la fait en dialogue approximatif, ne parlant le grec que dans mes coupables amours) :

  • « Salutations à Vulcain, fils de Junon, Mulcifer, Lemnius, Etnaeus, brillant Chrysor... »

  • là, Vulcain le coupe très sèchement et lui balance dans un grincement de dent pas très bruyant mais suffisamment perceptible : « tes Callopodion, Tardipes et Amphigyéis, tu t' les gardes !

  • j'ai dit tu t' les gardes ou j't'en colle une

  • bon maintenant tu m' laisses passer, et le premier qui ris, je fais un malheur.

 

Vulcain s'avance alors vers le trône jupitérien, avec toute la dignité qu'il sied à un fils venant, devant son père, émettre sa doléance, (hé oui, Vulcain est aussi fils de Jupin), tandis que la cours, comme à son accoutumée, pouffe des habituelles facéties de mercure (ce fripon chapardeur)...

 

Vulcain se demande bien si ce ne serait pas (encore ?)de lui dont on se moquerait, mais le trône est à deux pas, il s'arrête, et, regardant son géniteur, s'essaye quand même à la diplomatie de rigueur en un tel lieu :

  • gloire à toi Jupiter, dieu du ciel, père des dieux et des hommes... (longs mais alors très très longs salamalecs, vu qu'il peut pas trop se pencher en avant, pour terminer en bredouillant quand même quelque peut) : mon papounet à moi que j'aime et tout et tout, l'aut' beau gosse, là, y fait rien que d'tuer mes cyclopes, que d'abord !..

  • « COMMENT ? » s'écria le viok à la blanche barbe, (entre deux quintes de rire mais s'essayant à garder son sérieux, trop occupé qu'il était à se gausser des mésaventures de Cupidon qui s'était fait chouraver son arc en frêne, à moins que ce ne soit le carquois), devinez par qui ? Jupin se levant : « Puisqu'il en est ainsi, je bannis le dieu Apollon de l'Olympe et le condamne à errer sur la terre, non de moi même » (tout ça dit avec force et tonitruante majesté – fallait bien que tout le monde entende qui était le chef, et puis des cyclopes, quoi qui gna ? y avait pas l'feu au lac, hein ? et pi d'abord c'était pas un crime, ce n'était que des meurtres, là, et j'vais quand même pas trucider tout l'Olympe, sur qui je règnerai après ?).

Apollon se retrouve donc sur la terre en pâtre, gardien de troupeau du bon roi Admet – troupeau qu'il se fera « chiper » par devinez qui ? Mercure ! Mercure qui, dans l'opéra d'Offenbach « Orphé aux Enfers », s'exprime en ces termes : [...]

Je suis le dieu de l'éloquence,
Les avocats sont mes enfants,
Ils me sont d'un secours immense
Pour flanquer les mortels dedans.
Je dois comme dieu du commerce
Détester la fraude et le dol,
Mais je sais par raison inverse
Les aimer comme dieu du vol,
Car j'ai la main fort indirecte
Et quelquefois le bras trop long :
Quand il était berger d'Admète
J'ai chipé les bœufs d'Apollon.
Tout en étant le dieu des drôles,
Je suis le plus drôle des dieux,
J'ai des ailes sur les épaules
Aux talons et dans les cheveux.
Jupin mon maître sait me mettre
À toute sauce ; il finira
Par me mettre dans un baromètre
Pour savoir le temps qu'il fera. »

 

Georges Brassens, également, mais dans un autre registre chantera dans « stance à un cambrioleur » : « Monte en l'air mon ami que mon bien te profite, Que Mercure te préserve de la prison ». Mercure mérite donc bien d'être (entre autre) considéré comme le patron des voleurs, des commerçants... et des avocats (qui, il faut bien le reconnaître, ont le bon goût d'être toujours cuits quand ils ne sont pas crus).

 

Je sens bien sur poindre en vous la question qui est sur toutes les lèvres, mais si, mais si "ôl tout gaizeur" : mais qu'est-ce qu'il foutait là, l'autre ailé - chapardeur ?

Pour y répondre, il faut revenir à l'Olympe, le vieux jupin n'ayant pas apprécié mais alors pas du tout le dernier larcin du goupil à deux pattes : même la ceinture de Minerve chapardée par vous savez qui n'aurait pas fait bouger d'un iota le monarque divin, si ce n'est pour se tenir les côtes « mdr ». Franchement, pour que Mercure méritasse la même punition qu'Apollon (le bannissement sur la terre) , il fallait vraiment faire fort, et là vraiment, c'était osé : tenter de piquer la foudre planquée derrière le trône, je dis bien tenter (le fripon s'étant brûlé en essayant, pris « la main dans sac »), c'était LE truc à ne pas faire : tant que c'était les autres dieux qui pâtissaient des amusements mercuriens, jupin n'y voyait aucun inconvénients, loin s'en faut ; mais toucher à SON bien, et qui plus est LE symbole de sa puissance, la foudre, non, là, il fallait pas.

Direction : la terre !

S'ennuyant vraisemblablement de ne plus trouver matière à l'un de ses tours pendables, Mercure, en pickpocket professionnel voit UN TROUPEAU DE BOEUFS (pas une vache, un mouton, ou je ne sais quel animal comestible, UN TROUPEAU j'vous dis) et ni une ni deux, il l'escamote au nez... et au menton d'Apollon (qui n'avait pas de barbe, mais qui l'avait fort beau, je parle du menton) sans même savoir QUI était le « noble berger ». Ce dernier doit à un moment sortir de ses rêves, de sa torpeur, de sa léthargie, de ses odes secrètes, et s'apercevant que « merde quel est l'sagouin qui m'a piqué mon troupeau ? Apollon le prend en chasse, le rattrape sans trop de problème (un troupeau c'est déjà lourd à porter, mais à planquer, c'était couru d'avance – « couru d'avance », elle est bonne non ? Non ? Bon, j'continue). Comme ce sont des dieux, et qu'on ne se bat pas entre gens du grand monde, on se salut, salamalecs et tout l'tintoin, et comment va machin ? Et la petite dernière nous a fait une bronchite, et t'as joué qui dans la troisième ? Nan là j'exagère un peu (un p'tit peu seulement). Tout s'est terminé comme ça se passe toujours, c'est à dire en se faisant DES CADEAUX : Mercure offre LA lyre et Apollon un bâton magique dont le pouvoir supposé était de réconcilier les pires ennemis. Mercure, qui n'était pas né de la dernière pluie, voulu voir sur le champ si le présent était réellement ce qu'Apollon prétendait, et, voyant deux serpents se battre, il jeta le bâton au milieux d'eux. Résultat : les deux serpents se joignirent ensemble autour du bâton pour former... le célèbre Caducée (dit aussi Caducée d'Hermès, mais c'est seulement si vous aimer les mots grecs, en ce moment ils ont mauvaise presse) Caducée que nos médecins et les professions médicales conservent encore aujourd'hui mais avec un seul serpent – un logo repérable sur les pare brises de leur voiture(entre autre).

Et tout ça parce que ESCULAPE (fils d'Apollon) avait eut le tord d'aller, dans sa science de la guérison, jusqu'à « ressusciter un mort » (faut vraiment être un dieu pour croire de telles sornettes).

La prochaine fois, je vous raconterais bien les déboires de Vulcain, ou de Bacchus (dieu de l'ivresse et du vin, tiens, j'vais m'en ouvrir une. A un de ces quatre....

    .

les cimetières

Publié le 27/04/2011 à 09:29 par blog-a-titifff Tags : bonne mort

 

J'ai pour les cimetières une passion volage

Qui change avec le temps, les saisons et l'endroit.

Dans les allées fleuries je cherche sans ambages

Le soupir de la mort, c'est mon chemin de croix.

 

J' hume dans l'air, serein, les effluves nocturnes

Des âmes torturées, des démons de minuit,

Pleurant le triste sort de ceux, qui dans des urnes,

A contre croque mort, moururent comme suie.

 

Fossoyeur atterré, la pelle sur l'épaule,

J'arpente le gravier sous la lune arrondie,

Briguant le feu follet comme un aimant le pôle,

Sifflotant dans le vent tous les De Profondis.

 

Ô que hauts sont les murs au solstice d'été

Quand s'est tu de bonne heure un proche carillon.

Je creuse avec saveur la moindre pelletée :

La viande faisandée, c'est mon péché mignon.

Rêves interdits

Publié le 27/04/2011 à 09:45 par blog-a-titifff Tags : émoi vit viril passe manque absence présent coeur titan instant prom désir moi sourire heureux amour

 

 

Une pénombre rouge et fantasmagorique

Avive un souvenir qui tressaille en mon cœur,

Ce cœur tant érodé, ce titan famélique

Qui appelle et soupire encore et qui se meurt,

 

Qui se languit de toi, de promesses furtives :

Une porte qui s'ouvre, un baiser langoureux

Et tes mains de velours, hâtives, fugitives...

Qu'il est doux c'est émoi et qu'il me rend heureux.

 

Pourtant que ce désir est manque quelque fois.

J'espère alors toujours, ne vivant Aujourd'hui

Que pour Demain peut-être, oubliant, dans le froid

De l'absence, le Présent qui s'enfuit.

 

L'insaisissable instant s'écartèle aux limites

De ce qui ne peut être et de ce qui viendra,

De ce passé défunt que le présent imite

Et cherche à reproduire, et de ce qui sera,

 

De ce que j'aimerais vivre encore avec toi :

Sourire à ton approche impudique et galante,

Ignorant que l'amour s'étiole et se festoie

Dans la peine future d'une prochaine attente.

 

 

Ton vit énamouré plein de révolte pure

Exacerbe mes sens par tes assauts vermeils

Ivres de jouissance. Ô ce membre si dur,

Si aimable et viril que mon corps s'émerveille

 

Et se cambre et se cabre et rugit à ravir ;

Ô ce phallus ardent qui me couve et me prend

Me bouscule et m'envole ! Ô rayon de plaisir

Irradiant nos sueurs en orgasmes de sang...

 

Mon ami, mon amour, que ton torse puissant

Émoustille mes côtes, mes épaules frêles,

Que ta bouche adorée ne s'aille gémissant

De vergogne un langage fait d'odes corporelles.

 

Tu vois bien que ce rêve est parent du désir,

Projection du passé dans un futur mental,

Construction virtuelle qu'on ne saurait saisir,

Errance de l'esprit, supplice de Tantale.

le plaidoyer

Publié le 27/04/2011 à 09:51 par blog-a-titifff Tags : mort fleurs

 


 

Je suis truand quoi qu’on en dise

Ca me fait mal d’être vivant

Soumis aux lois obéissant

En attendant que mort je gise

Je suis truand quoi qu’on en dise

 

Je vole et pille les banquises

De la finance en me riant

Je terrorise les passants

Laisse des vers pour qu’on me lise

Je vole et pille des banquises

 

Je suis truand qu’on se le dise

Devant les rois je crache aux vents

Je crie ma haine des néants

Où l’Ordre veut que je m’enlise

Je suis truand qu’on se le dise

 

Je viole en fleurs toute marquise

Ninon nonnettes des couvents

Quand le soir monte je n’entends

Que mes soupirs dans l’ombre exquise

Je viole en fleurs toute marquise

 

Je suis truand et ma chemise

Va se tachant rouge de sang

Les policiers tombent en rang

J’appelle au meurtre qui me grise

Je suis truand par ma chemise

 

Traduit enchaîné aux Assises

Je maudirai ses braves gens

Debout l’œil fier et contemplant

Ma fin prochaine sans surprise

Je suis truand quoi qu’on en dise

 

LA CELLULE

Publié le 27/04/2011 à 09:53 par blog-a-titifff Tags : enfants ange

 


 

Où sont-ils ces instants de candide innocence

Quand je voyais du ciel des halos de lumière ?

Je sentais dans mon cœur s’illuminer la terre,

Je pressais dans mes doigts l’Amour et l’Espérance…

Où sont-ils ces instants de candide innocence ?

 

Quand je voyais du ciel des halos de lumière,

Un ange chuchotait – gardiens de mes errances –

Ces secrets de pâleurs dont la douce présence

Ravive encor la foi des enfants trop sincères…

Quand je voyais du ciel des halos de lumière.

 

Je sentais dans mon cœur s’illuminer la terre,

Je vibrais aux moiteurs de torrides absences

Sans supputer de Sade cette impudique science

Où Sodome et Gomorrhe concurrencent Cythère…

Je sentais dans mon cœur s’illuminer la terre.

 

Je pressais dans mes doigts l’Amour et l’Espérance,

J’étais jeune, ignorant que mon corps en jachère

Irait se découvrir aux soupirs de la chair –

Ces sources de plaisirs où se perdent les sens…

Je pressais dans mes doigts l’Amour et l’Espérance.

 

Où sont-ils ces instants de candide innocence

Maintenant que je marche aux confins des ornières,

Aux confins des morales, sans tabou ni barrière,

Vierge de tous mes crimes ?... Ô ma brûlante enfance,

Où sont-ils ces instants de candide innocence ?

Les bas-fonds

Publié le 27/04/2011 à 09:54 par blog-a-titifff Tags : dieu nuit anges

 


 

Devant l’âtre sans vitre, un soupir s’enhardit.

Florence qui s’échauffe semble comme étourdie

Par l’opaque fumée refoulée dans la pièce.

De ce vent de décembre égaré de hardiesse,

Dans ce taudis poreux, suintant de miasme,

La braise se murmure et siffle ses sarcasmes

En un autodafé d’alcôve – spectacle

Pour muets, culs terreux en attente d’oracles…

Des bourrasques de grêle martèlent leurs cadences

Effrénées sur la fenêtre branlant d’aisance.

Il faudra bien pourtant s’engloutir de sommeil,

Eteindre ce foyer trop bas ; dormir, pareil

Aux morts qui rêvent, eux, sans subir le cri sourd

De ces carreaux crissant rappelant le discours

Des machines outils de l’usine d’en face :

ETAT BOURGEOIS PATRONS TOUS DE LA MEME RACE !

Dans les familistères oubliés de la terre,

Sous des toits bien trop bas ébréchés de tonnerre,

Se recouvrent d’humus des grainent inconnues

 

La nuit gronde et s’élance en volutes chinoises.

Toute ombre réunit les bras qui s’apprivoisent ;

Et le sommeil couvrant ce gravât d’indigence

Avec l’espoir en prime des rêves de partance

Brise l’entendement de son opacité

D’encre, par l’alcool et ce crack qui excite et

Rend fou, assommant dans un lange

Tous les désirs perdus que cette sombre fange,

Ivre d’une autre vie, trame dans un silence

De drap moisi, jaunis, pétris de pestilence,

Encor pour un instant, pour un instant sans doute,

Tant la colère affleure au cœur qui se redoute…

 

Le soleil s’est pendu derrière un store étroit…

La lumière blafarde oscille dans le froid …

A la tête du lit, de la fumée s’élève –

Pauvres exhalaisons. Les cœurs veulent du rêve

Et bouillir d’illusions … Attendre le prochain

Wagon ? Si c’est encor possible ! Pour que le train

D’un jour nouveau chuintant dans le matin

Ne désunisse plus l’errance et ce doux lien

Qui maintient, enlacés, des doigts musclés d’un rien.

 

Amant voluptueux, d’un baiser sur la main,

Le mot de « camarade » paraît luire un instant

Dans un brouillard de fièvre, incandescent.

La sensualité mise à nu, sans pudeur,

S’exprime encor bien mieux dépourvue des grandeurs

Que le fantasme énonce en rouge efflorescence ;

Il n’y a plus qu’un désir de violente indécence

De jouir de tout charme et de toute caresse

Qu’un corps ami recèle et donne avec largesse…

***

Dans un rapprochement, les bouches qui gémissent

Se cherchent, se dévorent, affamées de prémices,

Et dans la confusion, l’orgasme se mélange,

Et feignant de sortir de l’Enfer, ces deux anges

Exultent dans un rire ou l’innocence nue

Se reconnaît pour telle, superbe et ingénue…

 

La glace se dévoile aux lueurs du matin

En postures de galbe, en courbures de seins,

En maintiens de coiffure, en sourires – grimaces

Pour conjurer le sort d’une laideur vivace.

C’est ainsi que devant un reflet de savoir

Le miroir se répond sans même concevoir

A quel point sa doublure affairée de paraître

Ignore les ressorts les plus secrets de l’être

Et brade sa candeur en instants de soupirs,

En avenir sans nom que la douleur inspire…

Toujours en se niant la beauté cherche à plaire

D’un éternel présent, se sachant éphémère…

***

Une moue de quartier vient clore un face-à-face

Sans fard et sans réponse en sourires fugaces…

La porte est refermée, et l’odeur de ce corps

Plane comme un encens… Florence en veut encor

De ce parfum charnel. Elle fouille les draps,

Recherche l’oreiller qu’elle étreint de ses bras,

Respire à pleins poumons les restes d’une main

En quête de travaux pour nourrir le demain…

Le levain de la haine a assez fermenté ;

Les draps son rejetés d’une rage augmentée

D’une impuissance aveugle et terrible en ce lieux

Où tout semble maudit « par la grâce de dieu »…

 

LA RUE

Publié le 27/04/2011 à 09:58 par blog-a-titifff Tags : nuit fille mort papier

 

 

De vengeance enrobée, troublée par l’irréel

De trop de jours sans pain, la Fille de l’Homme attise

Enfin son rire ultime qu’elle devise

D’un revers de sa manche effilée de dentelles.

 

Elle avale essoufflée l’asphalte de la ville

Où le gravier s’envole aux ordres des souliers.

Ne tenant plus en brides sa haine déliée,

L’ombre d’un poing fermé sur les murs se profilent.

 

La Dette alors de loin en loin s’efface, blême,

Et le couteau glacé d’effrois enfin se lève :

Dix fois, vingt fois, cent fois, sa geste parachève

L’œuvre de l’esseulée endurant ses poèmes…

 

Sourde, sa soif inextinguible de désirs

Se déversait – versets de nymphe noctambule.

Les argentiers, tout acculés de chairs qui brûlent

Tombaient en masse, sans autre grâce que leurs sourires

 

Engorgés. Dans nombre lieux bien mal famé

Où Or et Leurres n’ont plus cours depuis toujours,

Où des rates, des rats rôtissent leurs amours

Sur une double broche réunis en fumée,

 

L’exemple ici fit ses émules.

Et dans la nuit qui dissimule,

On put entendre dans les squares

Dans les tavernes, dans les bars,

 

Dans ces cours dites sans miracles –

Bouges obscurs sombres cénacles –

Les cordes et les vents des pauvres

Rimer en rengaines d’alcôves :

A MORE !

 

Et l’île d’Utopia, surgissant du passé,

Semblait poindre à la brume en cortèges d’injures,

De vindictes, crachats, de pamphlets, de parjures,

Ces relents d’idéaux un instant délaissés.

 

Les monnaies de papier, de Bruxelles et d’ailleurs,

Aux braises de brasiers roussirent de la honte,

A l’instar de ces loups – prêteurs d’archontes –

Rampant dans le rictus obscène d’un bailleur.

 

 

Lassée de sang, le songe vint

Sans convulsion, sans somnifère.

Fixes et froids les yeux ouverts,

Se détacha des mondes – liens.

 

De ce qu’ils furent, désenchantés,

Resta au cœur un devenir,

Une immanence de désir

D’être au présent, désaffectée.

 

Pris dans un affolant délice,

Se regarda – absence oblige –

Et reconnu dans ce vertige

L’ombre des peurs du temps jadis.

 

Le tourbillon de sa conscience

Vit son sujet et son objet

Dans tout bourgeois qu’il égorgeait,

Violant la mort de rondes rances.

 

Le rire, absurde au désespoir,

Roula d’accents ses notes brèves,

Et dans les nimbes qui se rêvent,

Des dieux moururent dans l’espoir.

 

Pour qu’oncques là ne s’abreuvât

Quiconque aux sources du Léthé,

Il fallut bien aux épiciers

Coupable fol qu’on inculpa.

 

Des larmes durent, comme pierre,

Feindre un sourire en soubresauts.

Se laissa prendre par des sots

Derrière un grillage de verre.

 

Lors la brebis ennuagée

S’avança brave d’en découdre,

Pleine de salves et de foudres,

Prête aux verbiages enchargés.

 

Les procureurs et avocats

Venins crachèrent au prétoire,

Urine en fougues oratoires,

Rivalisant avec fracas.

 

Devant la barre des plaideurs –

Monde difforme et affairé –

Toute une foule bigarrée

S’évertua dans sa laideur.

 

Grave et serein le prévenu

D’un geste large s’exprima.

De sa stature de primat,

Silence opaque survenu…

L’APPEL

Publié le 27/04/2011 à 09:58 par blog-a-titifff Tags : fille nature rose

 


 

Voici ! Vient ma lumière et ma sentence – flamme !

Voici mon jugement, mes arrêts que je lance

A ma pierre angulaire, au temple d’innocence

Ou Jean – de - Fer bouillonne écartelé de blâmes.

 

Voici ! J’appel à moi les forces d’inconsciences,

L’opprobre sanctifiée par le verbe profond,

L’Athanor rougeoyant, irradiant les tréfonds

Des consciences plombées sans soleil ni prescience.

 

Voici ! Mon antre – lave écume sa vengeance

Qu’ébranle de raideurs nos pères silencieux.

J’apporte l’œil hagard, d’un mont majestueux,

Une rose à l’oreille, un glaive dans la panse.

 

Voici l’onde de choc, le sang qui se déverse,

La clameur proférée d’une révélation –

Perle obscure adulée de sagesse et d’action

Par le bras, le couteau qui occit et transperce.

 

Voici l’horreur vengée en qui le pauvre espère !

Voici le panthéon des dieux de la finance

Exécrée par les gueux souillés de déférences,

Ecrasée par le feu des pierres libertaires.

 

Voici la tour d’ivoire où flottent mes pupilles,

Embrasées de folies, tourmentées d’après boire,

Brisant le vice humain d’une geste exutoire

Par l’encoignure d’un cœur broyé qui se décille.

 

Voici l’orgie des rois, gisant roide de drames,

Les caniveaux charriant leurs gorges édentées,

La main des preux, des miséreux, ensanglantées,

Chronos châtré pour un meilleur que je proclame.

 

Voici Marquis, les résultats de la Terreur :

Le serf croupit, se croyant libre de choisir

Et son mandat, et son seigneur, et son loisir,

Sans se douter que l’Or se pare de rumeurs.

 

Voici les dieux et les monarques temporels

Qui s’apostrophent sur les bans du CAC quarante,

Mariant retraites sans avis aux Saintes Rentes,

Aux noms de lois et de traités « universels ».

 

Voici les prêtres, renégats, suppôts d’orfèvres,

Tant lacérés, tant re-violés trois fois de rang

Que leur martyr, de perversion douce m’éprend

Quand mon couteau suinte ma verge qui s’enfièvre.

 

Voici Marquis – Divin Moqueur des Convenances –

Le seul summum de la jouissance immaculée,

Le seul penchant déni des bougres éculés

Que je délatte en vos mémoires et souvenances.

 

Voici ! Je suis Celle qui est, ouvrant les cimes,

Sans soumission ni parabole pour la rue !

Honnie des dieux d’une Géhenne sans issue »,

La fille de l’homme lave son âme dans le crime…

 

 

J’APPEL en ce jour noir où l’honneur m’est enfui,

Où ma révolte crie l’iniquité des Justes,

L’Empire des salops dont la verve de rustre

Annihile en s’exprimant la liberté d’autrui,

 

Où le crachat des mots attise en calomnies

Tous les ressentiments de l’humaine nature,

Où l’appât de l’Or Vil, imputrescible ordure,

Condamne le plus faible aux affres d’agonie,

 

Où l’orgueil des nantis, des puissants de ce monde

Transpire en excréments ses aliénantes lois,

Décimant sourdement les espoirs qui se ploient

Sous le joug monstrueux des monnaies qui s’effondrent,

 

LA FIN DU CAPITAL, la fin de tout butin,

La fin d’un règne abject, du profit, du commerce,

Du salaire de la peur que le bourgeois exerce

De ses talents honteux sur tout le genre humain,

 

La fin des jours sans fin, quand l’ouvrier s’échine

Et brûle sa jeunesse en marchés de rapine,

En conventions de dupe où la légalité

Trempe son encre blanche avec aménité,

 

La fin de l’opulence abhorrée des exclus,

Des esclaves meurtris, de ceux qui n’ont point lu,

De tous ceux qui récusent dans le chanvre et le vin

Le droit de tout soumettre à un ordre divin,

 

Le droit d’accaparer, d’aliéner l’orphelin

Et la veuve éplorée ne sachant pas demain,

La fin de toute faim céleste ou animale,

La fin de tout entrain au désir cannibale

 

D’humilier ces refrains qu’un pauvre subalterne

Susurre au brouhaha depuis son regard terne,

Rébus de la souffrance toujours inqualifiable

Aux petits Salomon qui jappent sous les tables,

 

La fin des argentiers, des faiseurs de dollars,

Pendus tous haut et court aux gibets de fortune,

Grimaçant aux corbeaux picorant à la lune,

Débattant la mesure en sombre tintamarre,

 

La fin de nos déboires, Ami du Genre Humain,

Le début d’une autre ère où nous rirons ensemble,

Et nos mains s’aimeront puisqu’elles se ressemblent,

Et nous vivrons heureux sous un soleil d’étain…

 

VOILA CE QUE J’ORDONNE AU VENT ET A LA PLUIE :

BONDISSEZ AU ZENITH, CRIEZ DE CERTITUDES

AUX FUTURS AFFRANCHIS DE TOUTE SERVITUDE ;

QUE LES COUTEAUX S’AIGUISENT ET SORTENT DES ETUIS …

L’adieu

Publié le 27/04/2011 à 09:59 par blog-a-titifff Tags : jeune chien chats femme nuit amis mort chiens

 

 

Plus ne verrai les longues robes de satin

Qui me vêtaient au crépuscule de la nuit,

Foulards de soie dont je m’enivre – avoirs exquis –

Jupes vermeils, chemisiers confinant les seins.

 

Plus ne verrai dans mes cheveux de vents sauvages

Senteurs pudiques de la femme aussitôt née.

Plus ne verrai mon regard fier encoquiné

Des voluptés de l’innocence du jeune age.

 

Plus ne verrai dans mon miroir charmeuse moue,

Les souvenirs de mes amours des temps anciens.

Mes rides pleuvent sur la glace en noirs desseins

Où se devine une autre femme aux yeux de loup.

 

J’ai peur du vide où Mâle Mort chante et se mire.

Mes pieds soulèvent des graviers qu’ombres balayent ;

En haut des marches l’échafaud tremble au soleil ;

Il faut tenir, les bras liés, sans trop maudire.

 

Tourne le vent, tourne ma face aux noirs Enfers

Où n’errerai jamais aux portes d’infamie ;

Ivre d’un havre où je me berce d’accalmie,

J’aspire à l’œuvre où se délie les heurts de pierre.


Oyez mortels, celle qui meurt, bénie de haine,

Son corps exulte l’illusoire androgynat ;

Ses veines crient les forces vives du trépas

Sans un remord, sans un regret, sans trop de peines.

 

Écoutez moi les insensés qu’Or aveugla :

Demain le pré  vous offrira dans sa verdure

Ses joyeux sacs emplis de vice et de parures,

Destins de sots dont les trois sœurs sonnent le glas.

 

Vautrés d’orgueil, ventrus d’envies, de sombres glaires,

Vous pourrez bien sourire aux rois et aux honneurs :

Vos chiens s’échinent culs contre nez, fornicateurs,

Se disputant dans la poussière un bout de chair.

 

Entendez bien de ma carcasse en lie d’aurore

L’ultime jet feutré d’iris, saillant d’azur ;

Entendez bien ma vérité souffre au futur,

Pendants de mains qui se recueillent en trésors :


Il est sur terre pauvres gens en mal d’argent

Dont bouche darde Or et Diamants de rouges pierres.

Perles ne jettent pour les grands de riches sphères

Que s’ils s’abaissent de leur rang de trop long temps.

 

Il est partout de lourds malheurs – chancres d’étoiles –

Dans la fortune et les drapeaux où l’on se perd,

Dans les vipères et les crapauds d’antres amères

Que vos dents crachent en sueurs de bacchanales,

 

Dans cette blême médisance également,

Bavant propos visqueux d’autrui et Convoitise,

Dans la Vertu de Calomnie suintant sa brise

Qui se répand avec aisance dans le vent.

 

Hardis amis qui ne disiez au grand jamais

Fiel et dégoût de tout absent dans vos journées,

Tranchez les muscles jalousant de quelque année,

Aux chats jetez monstres pilés pour notre paix.

 

Devant Thémis au juste gueux de la cité

Qui se repent de son silence abominable,

Soyez humain, faites clémence à l’exécrable,

Il vous en saura gré d’un peu aux voies lactées.


Mais aux crevures d’argenteux bottés de boue

Qui se repaissent de Faiblesse, inavouée,

Enfourchez les de dards en liesse, et corps roués,

Égorgez les d’un geste pieux aux rats d’égouts.

 

A tout déchet d’hypocrisie

Le doigt fourchu d’entre deux verres,

Arrachez l’ongle de la chair,

Crevez les yeux de Paradis.

 

Et les jurés têtes baissées rougis de honte

« S’innobservaient » en toussotant dessus leur siège.

La foule osait lever les yeux sur ce manège,

Ce carrousel que Guillotin cerne et surmonte.

 

Il n’y a plus d’heure, il n’y a plus d’ombre, il faut finir.

Des larmes drainent un rimmel bien inutile.

De peur se fondent les soldats et les civils

Quand d’un clocher le couperet tombe au nadir.

 

Sa tête roule et deux trois pierres dans la sciure

Viennent périr sur cette estrade en bois d’ébène.

La gente gronde et se bouscule et se démène…

Le sang jaillit… Les corps se dorent de froidure.


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